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Disclaimer : Ce contenu est une communication marketing et ne doit pas être considéré comme un conseil en investissement. Investir dans des instruments financiers comporte des risques et les performances passées ne garantissent pas les performances futures.
La technologie évolue à toute vitesse et crée de plus en plus d’incertitude sur les marchés boursiers. Une chose semble pour l’instant nettement plus prévisible : les consommateurs apprécient toujours autant la bière. AB InBev le démontre avec de solides résultats trimestriels. Le brasseur a vendu des volumes légèrement supérieurs, augmenté son chiffre d’affaires et enregistré une forte croissance de ses bénéfices, malgré la hausse des coûts des matières premières et un net recul en Chine.
Le chiffre d’affaires organique a progressé de 4,9 % au troisième trimestre. Cette hausse ne s’explique pas uniquement par des prix plus élevés et un meilleur mix de produits : les volumes totaux ont également augmenté de 0,4 %. Les volumes de bière ont toutefois légèrement reculé de 0,1 %, tandis que ceux des boissons non alcoolisées ont progressé de 4 %.
L’EBITDA normalisé a progressé de 3,9 %, à près de 6 milliards de dollars. En raison de la hausse des coûts des matières premières et des investissements supplémentaires dans le marketing, la marge d’EBITDA a reculé de 34 points de base, à 36,1 %. Le bénéfice sous-jacent par action a grimpé de 22,4 %, à 1,21 dollar.
La qualité de la croissance est au moins aussi importante que son rythme. Les hausses de prix ont en effet leurs limites. À plus long terme, un producteur doit également vendre davantage de volumes, gagner des parts de marché ou convaincre les consommateurs d’opter pour des produits plus haut de gamme.
AB InBev y parvient jusqu’à présent plutôt bien grâce à son large portefeuille de marques et à sa diversification géographique. Le chiffre d’affaires des marques de bière premium a progressé de 8,6 %. En dehors de leurs marchés domestiques, le chiffre d’affaires de Corona a augmenté de 20 %, celui de Stella Artois de 19 % et celui de Michelob Ultra de 50 %. La bière sans alcool a également affiché de solides performances, avec une croissance du chiffre d’affaires de 35 %.
Les marchés en croissance constituent un deuxième amortisseur. En Amérique centrale, les volumes ont progressé de 7,3 %, tandis que le chiffre d’affaires a augmenté de 12,1 %. L’Amérique du Sud ainsi que la région Europe, Moyen-Orient et Afrique ont également enregistré une croissance des volumes. AB InBev a ainsi pu largement compenser la faiblesse de ses performances en Asie.
La Chine reste néanmoins un important point d’attention. Les volumes y ont chuté de 16,8 %, notamment en raison de la faiblesse du secteur horeca, de conditions météorologiques inhabituelles et de la gestion des stocks. Le chiffre d’affaires y a également reculé de 16,8 % et l’EBITDA de 30,5 %.
Les solides performances enregistrées notamment au Mexique, en Colombie, au Brésil, au Pérou, en Équateur et sur plusieurs marchés africains montrent pourquoi la diversification géographique est si importante pour le brasseur. Les contre-performances sur un marché peuvent ainsi être compensées par la croissance ailleurs.
Les coûts financiers nets ont diminué au troisième trimestre, passant de 1,17 milliard à 908 millions de dollars. Les charges d’intérêts nettes sont passées de 675 à 600 millions de dollars. AB InBev prévoit que le taux d’intérêt moyen sur sa dette s’établira autour de 4 % en 2026.
AB InBev dispose donc d’une marge de manœuvre pour relever son acompte sur dividende de 0,15 à 0,40 euro par action. Par ailleurs, au 26 octobre, 2,6 milliards de dollars du programme de rachat d’actions de 6 milliards de dollars avaient déjà été exécutés.
Un investisseur ne doit pas s’attendre à une croissance du chiffre d’affaires de 100 % chez AB InBev, comme cela peut être le cas pour certaines entreprises de semi-conducteurs en période de forte expansion. L’attrait du groupe se situe ailleurs : une consommation relativement prévisible, des marques mondiales, un pouvoir de fixation des prix et une large diversification géographique.
Ces résultats montrent que l’entreprise est capable de faire progresser son chiffre d’affaires et ses bénéfices, même lorsque la confiance des consommateurs est sous pression, que les matières premières deviennent plus coûteuses et qu’un marché important comme la Chine déçoit. AB InBev a par ailleurs confirmé sa prévision d’une croissance de l’EBITDA comprise entre 4 % et 8 % sur l’ensemble de l’année 2026.
AB InBev doit continuer à démontrer que sa croissance ne repose pas uniquement sur des hausses de prix, mais également sur les volumes, la montée en gamme et les gains de parts de marché. Une allocation disciplinée du capital entre réduction de la dette, investissements, dividendes et rachats d’actions reste tout aussi importante.
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